LE « CLICK & COLLECT » EFFET DE MODE OU PASSAGE OBLIGE ?

Concept

Le « click & collect », que nos amis québécois appellent « ramassage en magasin » est une alternative intéressante en ces temps de crise sanitaire. Elle permet à un commerce de mettre en vente ses produits tout en ne recevant pas de public. Détournée aujourd’hui de son objectif initial pour faire face à la situation, cette démarche a été initiée par les grandes marques de magasins « physiques » pour contrer les places de marché, qui proposent les mêmes produits à des prix généralement inférieurs, du fait de l’absence de charges liées aux points de vente. Coté logistique, soit le produit est en stock localement (le click & collect devient alors du « drive »), soit il est approvisionné depuis une plateforme, un fournisseur, ou même un autre magasin du même réseau. L’atout étant d’afficher la disponibilité du produit et de s’engager sur une date de mise à disposition.

La différence avec la place de marché est le mode de distribution. La place de marché va vous proposer une livraison à domicile ou en point relais. L’opérateur click & collect mettra la marchandise à disposition dans son point de vente. En temps normal, elle vous incite à entrer compléter vos achats. Il convient cependant de se poser la question de l’impact environnemental de la livraison : là où le click & collect bénéficie du réseau habituel de réapprovisionnement du commerce, la livraison de la place de marché génère un transport spécifique à votre domicile, ou groupé sur un point relais. C’est un point que nous pourrons aborder ultérieurement. En ces temps de crise sanitaire, tant que le consommateur pourra s’autoriser une sortie pour récupérer sa commande (tout en respectant les gestes barrières et les règles de confinement, bien sûr), la solution permet à n’importe quel magasin d’assurer un minimum de ventes, sous condition bien sûr des dispositifs du dit magasin.

Comment faire ?

Pour pouvoir passer commande à son commerçant habituel, il faudra que ce dernier dispose d’un site internet, mais il faudra également qu’il mette à disposition son catalogue de produits et ses stocks disponibles pour ne pas promettre un article qu’il n’a plus en stock et ainsi générer une rupture et la déception de son client. Le site internet en question devra être un site « marchand » et offrir des solutions de paiement sécurisées. C’est ici le minimum requis, pour éviter de tout faire par téléphone et d’attendre que les clients fidèles appellent pour faire préparer une commande. Dans un deuxième temps, il conviendra de relier son site internet avec les bases de données des fournisseurs. C’est ce que font les places de marché. Le produits proposés en ligne ne sont pas systématiquement stockés par le vendeur. Ils peuvent partir directement du fournisseurs, encore faut-il disposer des quantités disponibles en temps réel. L’idée ici, toujours dans l’esprit « expérience client » est bien de proposer un produit disponible et de s’engager sur une date de livraison, en consultant rapidement l’ensemble de ses fournisseurs.

Digitalisation : un passage « obligé »

Voilà encore un mot à la mode … la digitalisation. Une transition numérique qui devient incontournable et que nous ne pouvons qu’apprécier sous l’effet de ce satané virus !. Digitaliser, c’est rendre disponible une information que nous gérons habituellement sous format papier, ou, plus dangereux, dans la tête « par expérience ». Le fait de digitaliser ces données nous permet d’aller les valoriser soit en les mettant à disposition (c’est le cas ici), soit en les faisant entrer dans des algorithmes de calculs pour les faire « parler » et obtenir des prévisions (plus ou moins fiables), des besoins de production ou de réapprovisionnement, des statistiques, des modèles de calcul, … . La digitalisation permet également la mise à jour en temps réel des données, et la fiabilité des transactions.

Outil de Gestion des Stocks

Côté coulisse de l’organisation, le click & collect va imposer des évolutions. Coté magasin, il va falloir gérer en mode « petit entrepôt » : localiser les stocks, gérer des tailles, les coloris, les options, les conditionnements, et faire de la préparation de commande entre les rayons et la réserve. Coté réseau et entrepôt, il conviendra de s’adapter à des préparations de détail là ou prépare plutôt des quantités plus importantes, pouvant impacter l’organisation et les chemins de préparation, les capacités d’emballage, les réseaux de transport, … . Un des effets directs sera peut-être une révision ou une implémentation de son WMS (warehouse management system).

Supply Chain

Allons au but, digitaliser nos données, c’est les rendre disponibles auprès de nos fournisseurs et de nos clients, pour mieux anticiper les besoins et tendre vers « l’entreprise étendue » qui démarre des fournisseurs de nos fournisseurs, qui passe par l’entreprise, et va jusqu’aux clients de nos clients. Cette notion est trop peu étendue dans nos entreprises (dont on sait la difficulté de partager les informations ne serait-ce qu’en interne). La digitalisation est l’essence même de nos outils supply chain. Et si nous allons plus loin, la digitalisation, c’est ce qui va permettre le développement de l’industrie 4.0, basée sur la communication entre les process, et les remontées d’informations en temps réel … mais ce point pourra faire l’objet d’une future lettre d’information.

Besoin d’en savoir plus ?

Vous voulez en savoir plus ou initier une démarche de digitalisation ? Contactez-nous, c’est sans engagement, et c’est avec plaisir que nous échangerons sur vos besoins et les solutions envisageables.

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